[Test] – Saros : mourir, apprendre, progresser


Saros est un jeu d’action de type Roguelite, sorti le 30 avril 2026 sur PS5 et PS5 Pro, édité par Sony Interactive Entertainment et développé par Housemarque les créateurs de Returnal.
Ce test a été réalisé sur PS5 Pro et PS5 .


Trailer Officiel


Histoire

L’équipe de secours Échelon IV est envoyée sur la planète Carcosa afin de comprendre pourquoi la colonie humaine installée sur place ne donne plus aucun signe de vie.
Ce qui devait être une mission simple se transforme rapidement en cauchemar, lorsqu’une mystérieuse éclipse commence à influencer le comportement de nos coéquipiers.

Nous incarnons Arjun Devraj, Protecteur Soltari, dont les motivations sont bien plus personnelles que la mission officielle de sauvetage.


Un roguelite exigeant mais maîtrisé

Difficulté

Saros est un shooter à la troisième personne avec une forte dimension roguelite.
Le jeu ne propose pas de modes de difficulté traditionnels : on est immédiatement plongé dans l’action.
Cependant, un système accessible via « Premier » permet d’ajuster certains paramètres de Carcosa pour adapter le cycle en cours. Ce modificateur joue un rôle essentiel dans l’accessibilité du jeu.


Le Jeu en détail

Gameplay : le cycle comme cœur de l’expérience

Chaque partie fonctionne sous forme de cycle.
Le cycle débute lorsque l’on quitte le hub central, Le Passage, et se termine à notre mort.
À chaque décès, on revient au Passage pour recommencer, progresser, et tenter d’atteindre le boss de la zone.

Les cycles alternent entre :

  • combats nerveux,
  • exploration,
  • plateforme,
  • collecte d’objets et d’armes.

Objets et ressources

  • Lucénite : ressource convoitée par Soltari, utilisée pour améliorer définitivement la combinaison.
  • Euphoron : amélioration permanente également, mais bien plus rare.
  • Clés carcosiennes : trouvées dans des monolithes bleus, elles ouvrent des monolithes jaunes ou des portes menant à des récompenses.
  • Reliques : améliorations temporaires influencées par l’éclipse, pouvant entraîner des malus lorsqu’elle est active.

Ces éléments permettent d’améliorer Arjun, temporairement ou définitivement.

Améliorations de la combinaison

La combinaison Soltari d’Arjun peut être améliorée définitivement via Premier, en échange de lucénite et d’euphoron.
Les améliorations trouvées sur le terrain, elles, disparaissent à la fin du cycle.

Premier : l’IA qui représente les obejctifs de Soltari sur Carcosa

Armes

Carcosa propose plusieurs types d’armes, chacune avec un niveau de maîtrise.
Plus ce niveau est élevé, plus l’arme est puissante dans sa catégorie.
Un fusil intelligent niveau 2 sera donc moins performant qu’un niveau 10.

Arjun dispose également d’une arme énergétique liée à sa combinaison, dont il existe plusieurs variantes à découvrir dans les monolithes jaunes.

Bestiaire

Le bestiaire n’est pas très varié : on affronte régulièrement les mêmes ennemis, avec ou sans influence de l’éclipse.
Quelques nouvelles créatures apparaissent toutefois lors des changements de biome, apportant un peu de fraîcheur.

Exploration

L’exploration est essentielle pour progresser dans le cycle et pour comprendre l’histoire.
Les points d’intérêt sont clairement indiqués sur la carte, et une boussole facilite l’orientation.
On découvre régulièrement des journaux vocaux et des éléments narratifs disséminés dans Carcosa.

Technique

Parlons un peu technique. J’ai eu l’occasion de tester Saros sur PS5 Pro et sur PS5, et je n’ai constaté aucun downgrade entre les deux versions, que ce soit au niveau de la fluidité ou des temps de chargement. Le jeu reste stable, réactif et agréable à jouer sur les deux consoles.

La manette PlayStation est utilisée à son plein potentiel. Les tirs secondaires nécessitent une pression légère sur la gâchette L2, tandis que l’arme énergétique demande d’enfoncer la gâchette à fond. Ces variations de résistance apportent de très bonnes sensations en main et contribuent pleinement à l’immersion dans l’action.


Mon avis

Saros est un jeu exigeant, qui demande de l’investissement et une bonne capacité d’adaptation.
Les environnements générés à chaque mort obligent à rester attentif, tandis que le gameplay, nerveux et fluide, nécessite réflexes et anticipation.

Le modificateur carcosien apporte une vraie bouffée d’air pour les joueurs moins familiers du roguelite.
Il permet d’ajuster la difficulté d’un cycle en équilibrant bonus et malus, afin de faciliter la progression ou d’optimiser la récolte de ressources.


Graphismes, direction artistique et musique

Visuellement, Saros est très réussi.
La direction artistique est propre, les environnements de Carcosa sont superbes et offrent régulièrement des moments « waw ».

L’ambiance sonore et la musique sont bien choisies et participent grandement à l’immersion.

Le seul point faible concerne les expressions faciales des PNJ, assez figées, ce qui nuit parfois à l’immersion lors des dialogues.


Conclusion

Saros est‑il difficile ?

Oui et non.
Il est exigeant, demande de la concentration et du temps, mais il récompense l’apprentissage.
Comme dans un Souls, plus on joue, mieux on joue.

La narration est‑elle présente ?

Oui, mais elle demande de l’exploration et de l’attention.
Les journaux vocaux et les discussions avec l’équipage permettent de reconstituer progressivement les événements.

Saros est‑il accessible à tous ?

Si vous aimez les jeux challengeants, basés sur la progression et la compréhension du gameplay, vous y trouverez votre compte.
Si vous cherchez une expérience plus narrative et relaxante, Saros risque de ne pas vous convenir.


Mon expérience personnelle

J’ai passé un très bon moment sur Saros malgré son exigence.
La difficulté est bien équilibrée, et la sensation de progression est constante.
On meurt, oui, mais on progresse à chaque cycle — et c’est ce qui rend l’expérience aussi satisfaisante.


Points Positifs

  • histoire prenante
  • difficulté bien équilibrée
  • bonne sensation de progression
  • un gameplay nerveux et fluide
  • une DA superbe

Points négatifs

  • des expressions faciales figées
  • un bestiaire peu varié

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