[Test] Duskfade : Une lettre d’amour aux platformer !?

Duskfade est un action-platformer 3D clockpunk, très inspiré des classiques PS2 (Jak & Daxter, Kingdom Hearts), dynamique, coloré, à l’univers bien marqué, mais est-il un simple platformer comme on en a déjà vu mille fois ou a-t-il sa singularité ?
C’est ce que nous allons découvrir dans ce test. 

DATE DE PARUTION : 13 Aout 2026 
DÉVELOPPEMENT : Weird Beluga 
ÉDITION : Fireshine Games 

Durée de vie : minimum 8 à 10h suivant le niveau de difficulté choisis et si la chasse au trophées est votre objectif 

Test réalisé sur PC 

Config utilisée
CPU (processeur)
CPU i7-6700 
GPU (carte graphique)
NVIDIA GeForce GTX 1660 Super
Stockage
SSD 238Gb
RAM
16Go  


📖 Histoire

On incarne Zirian, un garçon dont le quotidien bascule quand un énorme clocher mystique apparaît soudain au centre de sa ville et plonge le monde dans une nuit étrange. Sa sœur disparaît dans le chaos, et il se lance alors dans une quête pour comprendre ce qui se passe et la retrouver. 

Guidé par Coucou, un oiseau mécanique attachant et mystérieux, on explore des régions marquées par cette obscurité afin de briser les chaînes temporelles qui maintiennent le clocher…  

Une aventure où l’on tente peu à peu de ramener la lumière et de retrouver ceux qui comptent.


🎮 Gameplay 

️Ça vaut quoi ? 

Dynamique, fluide, agréable… voilà trois mots qui résument parfaitement Duskfade. Le jeu propose un gameplay solide, fidèle à ce qu’on attend d’un platformer‑aventure moderne. Les phases de plateforme sont nerveuses et bien rythmées, avec des déplacements qui répondent au doigt et à l’œil. 

Au fil de l’aventure, on débloque différents pouvoirs qui ouvrent l’accès à de nouvelles zones. C’est une mécanique classique du genre, mais ici elle est bien intégrée, toujours cohérente avec la progression et suffisamment variée pour garder l’exploration intéressante. 

Duskfade réussit ainsi à offrir une expérience fluide et plaisante, qui donne envie d’avancer, de sauter, d’explorer… bref, une petite pépite qui modernise avec brio la formule des platformers 3D du début des années 2000.

⚔️ Les combats 

Les combats servent avant tout de respirations entre deux phases de plateforme et d’exploration. Ils ne cherchent pas à s’imposer comme le cœur du gameplay, et même s’ils sont efficaces, ce n’est clairement pas le point fort du titre. 

Le bestiaire léger et le côté parfois simpliste des affrontements rendent ces moments moins agréables que le reste du jeu. Les ennemis manquent de variété, ce qui fait que l’on traverse ces phases plus par nécessité que par réel plaisir. Les compétences et outils que Zirian débloque au fil de l’aventure sont, eux aussi, assez anecdotiques : en difficulté normale ou facile, ils sont presque dispensables pour progresser, ce qui limite leur impact sur la sensation de montée en puissance. 

En revanche, les boss apportent un vrai plus : mieux mis en scène, plus mémorables, ils viennent casser la routine et donner un peu de relief aux combats. Ce sont aussi les moments où le gameplay de combat et de plateforme se mélange vraiment, formant un ensemble intelligent et très plaisant. Cette fusion rend ces affrontements nettement plus réussis et bien plus impactants que les combats classiques, offrant de vrais pics d’intensité dans l’aventure. 

En somme, les combats restent corrects, jamais mauvais, mais ils jouent surtout le rôle de petites pauses dans un jeu qui brille davantage par sa plateforme fluide et son exploration ; avec quelques combats de boss qui, eux, sortent clairement du lot. 

🎚️ Niveaux de difficulté 

Le jeu propose plusieurs niveaux de difficulté, un choix appréciable qui permet au joueur d’adapter l’expérience à ses envies. Cependant, il faut noter que le mode le plus facile est vraiment très, voire trop, permissif : dans cette configuration, les combats deviennent presque anecdotiques, et il n’est pratiquement jamais nécessaire d’utiliser les compétences ou les soins pour progresser. Ce n’est pas un défaut majeur en soi, mais si vous êtes habitué aux action‑platformers, mieux vaut privilégier au moins la difficulté normale voir plus afin de profiter pleinement de ce que le gameplay a à offrir.

🌿 Exploration & Narration

L’exploration est vraiment agréable, et surtout, elle se mêle directement à la narration. En parcourant les différentes régions, Zirian et Coucou découvrent des souvenirs qui retracent les événements du passé. Ces fragments d’histoire nous plongent progressivement dans le lore du jeu et donnent une vraie raison de fouiller chaque recoin. 

Explorer les biomes devient alors utile, presque naturel : on ne se contente pas de ramasser des collectables, on cherche à en apprendre davantage sur les Horlogers et sur ce qui a mené le monde à cette étrange nuit. Grâce à ça, l’exploration ne tombe jamais dans le farm indigeste ; elle reste motivante, narrative, et parfaitement intégrée à la progression. 

Si la trame principale ; reste assez prévisible, notamment à cause de certains choix de design qui trahissent rapidement le twist, le jeu parvient malgré tout à maintenir l’intérêt. Les flashbacks, les souvenirs disséminés dans les régions et la mise en scène émotionnelle donnent suffisamment de relief pour que l’on reste investi. 

Et surtout : même si l’on devine tôt où l’histoire veut aller, le récit ne perd aucunement de sa force. Il reste profondément touchant, sincère, et donne envie d’aller au bout de l’aventure pour comprendre comment Zirian et Coucou vont affronter ce destin brisé.


🎶 Visuels, OST et Ambiance sonore 

La direction artistique nous transporte dans l’univers Clockpunk riche et coloré avec brio, porté par un style proche de Pixar qui est un vrai plaisir pour les yeux. Tout est harmonieux : les différents biomes possèdent une identité visuelle marquée et cohérente, et la bande‑son accompagne parfaitement l’aventure. La musique ne commet aucune fausse note et renforce l’immersion sans jamais prendre le dessus. 

Une DA lumineuse, expressive, qui soutient autant l’exploration que l’émotion.


✏️Conclusion

Duskfade, c’est avant tout une aventure attachante et émotionnelle, portée par un duo efficace, un univers vibrant et une exploration qui fait sens. Une petite pépite qui modernise avec brio une formule que beaucoup d’entre nous aiment depuis longtemps. Le jeu propose un gameplay plaisant et abouti qui malgré quelques détails moins aboutis est une vraie lettre d’amour au genre de l’action-platformer.   

Le jeu n’essaie pas d’impressionner par une complexité et une densité inutile : il cherche à offrir une expérience fluide, agréable, et même émouvante ; et il y parvient.   

Une réussite donc qui ravira les petits comme les grands, en abordant un thème narratif assez profond pour le genre. 

💛 Mon avis personnel 

En tant que joueuse sensible aux histoires bien racontées, j’ai trouvé dans Duskfade une aventure simple mais touchante.  

Malgré la trame principale, que j’ai trouvée prévisible, j’ai pris plaisir à aller au bout de l’aventure. Cela en grande partie grâce au gameplay vraiment agréable ainsi qu’à Zirian et Coucou, qui sont très attachants. La direction artistique et l’univers clockpunk riche et coloré m’ont séduite dès mon passage sur la démo du jeu et cette version finale a confirmé qu’il s’agit d’un excellent jeu. 

⭐ En résumé 

Si vous aimez les platformers 3D à l’ancienne au gameplay dynamique, les univers colorés, les aventures sincères et les explorations qui racontent quelque chose, Duskfade devrait vous plaire. Il ne révolutionne pas le genre, mais il le modernise avec cœur, et offre une aventure qui vaut clairement le détour. 

Note : 16/20 — Duskfade est un platformer moderne et attachant, porté par une exploration réussie, une narration touchante et une direction artistique vibrante. Une belle surprise pour les amateurs du genre. 

⭐ Points forts ⚠️ Points faibles 

Plateforme fluide et dynamique — le cœur du gameplay, nerveux, agréable, très bien rythmé. 
Bestiaire léger — manque de variété, combats classiques peu mémorables. 
Exploration utile et narrative — chaque biome raconte quelque chose, les souvenirs enrichissent le lore. Compétences anecdotiques — peu utiles en difficulté normale/facile, impact limité sur la progression. 
Univers vibrant et direction artistique réussie — clockpunk coloré, ambiance forte, identité visuelle marquée. Trame principale prévisible — certains choix de design trahissent rapidement la direction du récit. 
Duo Zirian / Coucou attachant — relation touchante, dynamique qui porte l’aventure. Combats en retrait — servent surtout de respiration, moins plaisants que plateforme/exploration. 
Boss réussis — mise en scène soignée, mélange plateforme/combat intelligent, combats impactants. 
Narration touchante — même si prévisible, elle reste sincère et émotionnelle. 
Modernisation réussie du platformer 2000’s — hommage assumé mais actualisé, jamais poussiéreux. 

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