[Test] Onimusha Way of the Sword: Un retour réussit ?
Après Onimusha: Dawn of Dreams en 2006, la série, restée en sommeil pendant plus de vingt ans, revient avec Onimusha: Way of the Sword, le premier véritable nouvel épisode majeur depuis lors.
Capcom a-t-il réussi le grand retour d’une licence culte ? C’est ce que nous allons découvrir dans ce test.
DATE DE PARUTION : 4 septembre 2026 sur PS5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2 et PC.
DÉVELOPPEMENT : Capcom
ÉDITION : Capcom
Test réalisé sur PC
Durée de vie : entre 15 à 20 heures pour l’histoire principale et jusqu’à 45 h pour le 100%.
Faut-il connaître les anciens jeux ?
N’ayant moi-même jamais joué à un autre jeu de la licence. Je dirais, d’après mon expérience, qu’il n’est pas nécessaire d’y avoir joué pour profiter pleinement de cette nouvelle aventure. Onimusha: Way of the Sword fonctionne parfaitement comme une porte d’entrée pour les nouveaux joueurs.
📖 Histoire
On incarne Miyamoto Musashi, l’un des sabreurs les plus célèbres de l’histoire japonaise. Le jeu se déroule dans une version sombre et altérée de Kyoto à l’époque Edo, envahie par des nuages de Miasme et des créatures démoniaques ; les « Genma ».
🌿Petit plus
Comme plusieurs épisodes de la série avant lui, Onimusha: Way of the Sword met en scène une figure emblématique de l’histoire japonaise. Cette fois, Capcom revisite le célèbre Miyamoto Musashi dans une version dark fantasy où démons et folklore japonais se mêlent à l’Histoire.
🎮 Gameplay
Après ce petit point historique tournons-nous vers une des parties les plus importantes d’un jeu vidéo : son gameplay.
️Ça vaut quoi ?
Onimusha: Way of the Sword s’appuie sur une boucle de gameplay efficace. Le joueur explore différentes zones, affronte des groupes d’ennemis et récupère des ressources ainsi que diverses améliorations via les coffres et portails Oni.
L’exploration de la zone ouverte de l’est de Kyoto est agréable et propose des quêtes annexes ainsi que des missions de sauvetages d’habitants confronté avec les Genma. Le tout ponctué par quelques combats de boss rythmés.
Difficultés
Le jeu propose deux modes de difficulté :
- En difficulté normale ; le jeu demande d’apprendre les différents patterns ennemis afin d’identifier le bon moment pour esquiver, parer ou contre-attaquer. Une approche qui récompense l’observation.
- En difficulté Histoire ; le jeu est beaucoup plus permissif, sans devenir trop simple, il parvient à conserver un juste milieu, à aucun moment on ne se retrouve avec une vraie sensation de facilité extrême. C’est accessible, mais jamais totalement assisté.



⚔️ Les combats
Les combats constituent sans aucun doute l’un des points forts du jeu. Les affrontements contre les boss sont particulièrement réussis : en plus d’être impressionnants visuellement, ils offrent un défi satisfaisant qui demande une bonne maîtrise des mécaniques de combat.
Ces dernières sont relativement faciles à comprendre et à mettre en pratique. Une option activable à tout moment, même en difficulté Normale, permet d’afficher en temps réel l’action la plus appropriée face aux attaques ennemies. Une excellente idée qui facilite l’apprentissage tout en renforçant l’accessibilité.
Du côté des ennemis classiques, le constat est un peu plus mitigé. Malgré quelques variations, le bestiaire manque de diversité et peut donner une impression de répétition au fil de l’aventure.


🗺️ Exploration
L’Est de Kyoto se dévoile à nous au fur et à mesure de notre progression, nous donnant accès à de nouvelles améliorations cachées et quêtes annexes. L’exploration de cette zone est donc progressive et dépendante de l’avancée dans la quête principale.

🌍 Est- ce un Open world ?
Malgré la présence d’une vaste région ouverte représentant l’est de Kyoto, Onimusha: Way of the Sword n’est pas, à mon sens un véritable monde ouvert.
Le jeu se compose certes de cette vaste zone entièrement visitable à pied, mais comprend également des zones plus petites accessibles uniquement via des téléporteurs disséminés dans l’environnement.
On est donc davantage face à un système de zones ouvertes qu’à un véritable open world.
🛠️ Technique et narration
D’un point de vue technique, les animations de combat et les expressions faciales sont particulièrement réussies. Les personnages sont expressifs, les mouvements précis, et la fluidité générale est très agréable manette en main.





Au cours de mon aventure, je n’ai rencontré aucun bug notable et seulement de très rares ralentissements durant certaine cinématique.
Plusieurs boss bénéficient également d’un design soigné qui reflète parfaitement leur personnalité.
Côté narration, Capcom trouve un excellent équilibre entre moments sérieux et humour. Les personnages sont attachants et facilement identifiables grâce à leur personnalité bien marquée, qu’ils soient alliés ou antagonistes.
L’histoire se suit avec plaisir et reste engageante du début à la fin.

✏️Conclusion
Onimusha: Way of the Sword réussit le pari délicat de faire revenir une licence emblématique après plus de vingt ans d’absence.
Accessible sans être simpliste, spectaculaire sans oublier d’être efficace dans ses mécaniques, le titre de Capcom séduit autant par ses combats que par la qualité de sa narration et de sa mise en scène.
Malgré un bestiaire trop limité qui finit par rendre certains affrontements répétitifs, il reste une très belle réussite et une excellente porte d’entrée pour découvrir la licence.
💛 Mon avis personnel
J’ai passé un bon moment sur le jeu malgré les quelques petits défauts (voir spoil).
J’ai apprécié le bon balancement de la difficulté ainsi que la qualité d’écriture des personnages et de la narration. Le jeu propose un bon équilibre entre challenge et accessibilité. L’histoire m’a embarqué et la qualité des cinématiques était tellement belle que j’ai parfois eu l’impression de regarder un film.
Attention ! Spoiler!
Je déplore juste un manque de variété dans les Boss secondaire. J’ai eu la sensation d’affronter certains d’entre eux en boucle, particulièrement à la fin de la quête principale, mais aussi au niveau des failles qui proposent toujours les mêmes affrontements.
N’ayant pas joué aux opus précédents, j’ignore si cette structure, en jeu, est commune à tous les opus de la licence ou non.
Cela m’a, malheureusement, presque dégoûté du jeu sur sa fin.
Le jeu est, malgré tout excellent, les mécaniques qu’il propose sont solides, bien pensées et particulièrement accessibles.
⭐ En résumé
Si vous êtes amateurs du Japon, de son folklore et de sa culture, ce jeu est fait pour vous. C’est un bon jeu d’action-aventure qui qui combine efficacement qualités techniques et narratives, le tout saupoudré d’une touche d’humour agréable.
Mention spéciale à la beauté des chorégraphies de combat qui sont particulièrement réussies.
⭐ Note : 17/20
⭐ Points forts
- Les personnages attachants – autant Musashi que les Genma (Boss)
- La narration – le ton général du récit est vraiment réussi ainsi que l’immersion dans la culture japonaise. L’humour apportant un gros plus.
- La technique – animations et chorégraphies de combat réussies ainsi que de belles cinématiques (merci RE Engine)
- Les combats de boss et les boss – challengeants et esthétiquement sympathiques avec une personnalité haute en couleur.
- L’accessibilité – les options présentes en jeu autant au niveau du gameplay que du confort du joueur.
⚠️ Points faibles
- Bestiaire léger et combats redondants – manque de variété. On affronte en boucle les mêmes ennemis
