Test – DICE LEGACY – Des dés sur une map qui roule

Combien d’heures ai-je bien pu passer dans mon adolescence à lancer des dés à 6 faces sur des jeux de rôle avec mes amis ? Combien d’heures ai-je bien pu passer à faire des constructions avec des Lego ? Et combien d’heures ai-je bien pu passer sur des rogue-likes ? Au total beaucoup ! Et avec Dice Legacy, on en ajoute sur tous les compteurs ! Voici donc mon retour sur ce petit jeu qui m’a bien fait plaisir !

Alors qu’est-ce que Dice Legacy? C’est un Rogue-lite survival city builder et deck builder, rien de bien compliqué quoi. Sur l’ensemble des scénarios, on joue des rescapés d’un naufrage qui cherche à survivre et à découvrir les alentours, jusqu’à se faire attaquer par des inconnus. Pour faire plus simple, on va suivre le sens du tutoriel qui est pas mal fait, même s’il dirige vers une façon de jouer spécifique et ne met pas en évidence le panel de choix possible pour créer son peuple. On se trouve donc sur une carte de jeu, qui est un plateau incurvé composé d’hexagone sur lequels on trouvera différents lieux. Le premier lieu en place sera l’hôtel de ville, bâtiment qu’il ne faudra surtout pas perdre, car sa destruction signifie la défaite. Ensuite, on trouvera des lieux de ressources forêts, carrières de pierres, mines de fer, cabanes de chasseurs et prairies. Chacun de ces lieux permettra d’obtenir les ressources nécessaires à la réussite de votre mission : la nourriture, le bois, la pierre, l’or, le fer, les herbes. À ces ressources, on ajoutera le blé et la bière qui s’obtiennent autrement.

Avec ces ressources, on va pouvoir commencer à faire le côté city builder du jeu. Il va falloir créer des régies de district pour étendre son territoire, puis créer une maison pour avoir plus de personnels, une école pour les éduquer, une caserne pour en faire des soldats et protéger le peuple, un monastère pour les convertir et une école de commerce pour faire du pognon ! En plus de ces bâtiments, on aura des auberges pour soigner tout ce beau monde, des tavernes pour les réchauffer grâce aux bières faites dans la brasserie à partir du blé que l’on aura moissonné dans nos champs. Ce même blé qui nous permettra de faire de la bonne farine dans nos moulins pour faire du bon pain et nourrir toutes ces personnes affamées dans la taverne. Vous l’aurez compris, il existe une multitude de bâtiments que l’on peut créer et la plupart d’entre eux sont liés. Il y a encore d’autres types de bâtiments, mais je n’en ferais pas le détail, comme la tour, l’autel d’amélioration, la forge qui permettent d’améliorer son personnel.

Par « personnel » ou « beau monde », je parle de ce qui rentre dans le côté deck building, car ce sont des personnages à six faces. Effectivement tout ce que je vous ai décrit auparavant ne peut pas être fait sans ces dés! On commence avec des dés de paysans ayant des faces pour construire, travailler, explorer, collecter ou attaquer. Chacune de ces faces est utile pour des lieux, par exemple pour obtenir du bois, on mettra un dé avec un résultat de collecter sur une forêt, après quelques secondes, on récolte du bois. De la même façon, en mettant des dés de construction sur un chantier, on créera les bâtiments. Travailler permettra l’obtention de blé, bière, nourriture ou le dégagement de débris par exemple. Explorer est moins souvent utilisé, mais il permet de découvrir des lieux avec des événements aléatoires par exemple. Pour l’attaque, cela permet de voler des ressources à des campements ennemis, mais surtout à se défendre contre les envahisseurs.

Concernant les dés, je ne vous ai parlé que des dés de paysans que l’on a dès le début ou que l’on peut obtenir dans une maison, en y déposant un couple. Il en existe encore 4 autres types : les citoyens, les soldats, les commerçants et les moines. Chacun d’entre eux est utilisable dans des bâtiments particuliers généralement plus puissant que ce que les paysans propose, mais qui ne les remplace pas pour autant. Par exemple, les citoyens pour étudier et obtenir du savoir qui permet d’avoir des bonus passifs permanent. Les soldats permettront d’obtenir la possibilité de piller des campements et de se défendre plus facilement. Les commerçants et moines, je les ai moins utilisés, mais ils permettent de faire des échanges de ressources, faciliter l’obtention d’or ou de protéger nos dés d’effets négatifs.

Il nous reste deux aspects à couvrir : le survival et le rogue-lite. Pour le dernier aspect, c’est assez simple, il n’y a qu’en faisant des parties que l’on s’améliore et chaque carte est générée aléatoirement donc les parties sont toutes différentes. L’autre côté rogue-lite que l’on peut trouver est dans le fait que l’on peut utiliser des dés spécialement améliorés et mis de côté d’une partie à une autre, ces derniers ayant des attributs uniques bien connus des objets de rogue-lite. Pour le côté survival, c’est simple : chaque dé ne peut prendre que deux coups sinon il sera détruit, mais on peut les soigner. Chaque dé ne peut être lancé qu’un nombre limité de fois, mais on peut les recharger en les nourrissant. Les bâtiments peuvent être détruits et les différentes factions peuvent être mécontentes et décider de détruire les dés ou les bâtiments, voir faire la grève et vous empêchez d’utiliser les tavernes par exemple. En plus de tout cela, il faudra gérer les saisons, et surtout l’hiver ! Car en Hiver vos dés, s’ils ne sont pas au chaud, gèleront et ne seront plus utilisables sauf contre une bonne bière à la taverne.

Autant vous dire qu’il est beaucoup plus simple de perdre que de gagner, il m’aura fallu trois parties de plus de deux heures pour parvenir à finir le scénario en difficulté normale la première fois. Les fois suivantes m’auront pris deux heures, mais sans trop de difficulté, car on va acquérir la connaissance des bâtiments et mécaniques du scénario. En parlant de scénarios, on en trouvera six différents qui modifieront l’environnement de la carte, que vous pourrez débloquer en finissant le premier scénario. Par exemple, un hiver qui dure plus longtemps, ou alors des ressources amoindries. En plus du choix du scénario, vous pourrez sélectionner votre souverain ce qui fera varier vos dés de départ, ainsi que des avantages (ou pas) et des ressources de départ différentes. Ces souverains devront être débloqués grâce à des actions spécifiques, comme obtenir 30 ors, ou avoir des dés spécifiques.

Pour conclure, c’est original, on change de stratégies entre chaque partie pour s’adapter à la carte. On recommence et on s’améliore toujours de plus en plus. La variété des scénarios et des souverains donne une bonne durée de vie et les difficultés feront le bonheur des plus acharnés. Dice legacy est unique et c’est ce qui fait qu’il vaut le coup ! Alors n’hésitez pas.

Points Positifs
  • Un mélange de styles qui marche
  • Une bonne durée de vie en perspective
  • Des parties toujours différentes
  • Au final c’est juste des dés à 6 faces en fait ^^
Points Négatifs
  • Pas pour les impatients
  • Comme tous les rogue-lite, toutes défaites est lourde

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